Quelle est la différence entre un PRA et un PRI ?
Bien que souvent confondus, le Plan de Reprise d'Activité (PRA) et le Plan de Reprise Informatique (PRI) sont distincts, mais cependant complémentaires.
-
Le PRA englobe l'ensemble des opérations de l'entreprise, y compris les processus métier, les ressources humaines, les installations physiques et les systèmes informatiques. Son objectif principal est de garantir la continuité des activités de l'entreprise en cas de sinistre, en tenant compte de tous les aspects organisationnels. En d'autres termes, le PRA couvre une échelle très large et inclut des plans spécifiques pour différents départements et fonctions au sein de l'entreprise.
-
À l'inverse, le PRI est spécifiquement centré sur les systèmes et infrastructures informatiques. Son objectif est d'assurer la continuité et la restauration rapide des systèmes informatiques et des données après une interruption. En se concentrant uniquement sur les éléments technologiques et informatiques de l'organisation, le PRI a donc une portée plus restreinte que le PRA.
💡 A retenir : le PRA est une approche globale qui englobe le PRI. Un PRI seul ne suffit pas à relancer l'intégralité des opérations. Une coordination entre les deux plans est donc indispensable pour une résilience optimale.
PRA et PRI : quelles différences ? Voici comment les distinguer en un coup d'œil.
.png?width=1920&height=1080&name=PRA%20et%20PRI%20%20quelles%20diff%C3%A9rences%20%20(1).png)
Vous savez maintenant distinguer ces deux plans. Voyons maintenant les deux indicateurs de performance qui conditionnent l'efficacité de votre PRA.
Deux indicateurs de performance du PRA
RTO (Recovery Time Objective) = Temps de reprise cible
Le RTO est le délai maximal acceptable pour rétablir un service après une interruption. Si votre système de gestion des commandes a un RTO de 2 heures, il doit être opérationnel dans les 2 heures suivant la panne, sans quoi l'impact business devient critique.
RPO (Recovery Point Objective) = Point de reprise acceptable
Le RPO représente la quantité maximale de données que vous pouvez vous permettre de perdre, exprimée en temps. Si votre dernière sauvegarde valide date de 6 heures avant l'incident, votre RPO réel est de 6 heures. Cela signifie que 6 heures de transactions, de données clients ou de modifications peuvent être perdues définitivement.
💡 Conseil : définissez un RTO et un RPO par application, pas pour l'entreprise. Par exemple, une plateforme de paiement doit être restaurée presque immédiatement avec très peu de perte de données, alors qu’un outil de reporting interne peut tolérer plus de délai et de pertes. Cette granularité est ce qui permet d'allouer vos ressources de reprise là où elles ont le plus d'impact.
À quoi sert un plan de reprise d'activité ? 5 bénéfices
Minimiser les temps d'arrêt et les pertes financières
L'un des objectifs principaux d'un PRA est de réduire au minimum les interruptions de service après un incident. En effet, en cas de sinistre, les temps d'arrêt peuvent être extrêmement coûteux pour une entreprise, tant en termes financiers qu'en matière de réputation.
Un PRA bien conçu permet de mettre en place des procédures pour une reprise rapide des activités, réduisant ainsi les pertes potentielles et maintenant une continuité opérationnelle. Preuve en est, d'après l'indice de préparation aux cyberattaques d'Allianz, les entreprises ayant un PRA complet ont 60% de chances de reprendre leurs activités en moins de 24 heures après une cyberattaque, contre seulement 12% pour celles sans PRA2.
Mais les bénéfices d’un tel plan ne s’arrêtent pas là : côté financier, les organisations avec un PRA éprouvé pourraient réduire leurs coûts de reprise après sinistre de 50% à 90% selon Gartner !3
Protéger les données critiques
Un autre aspect fondamental du PRA est la protection des données critiques. Cela comprend des stratégies pour la sauvegarde et la restauration des données, garantissant ainsi que celles-ci puissent être récupérées après un sinistre. En effet, les dégâts causés par des logiciels malveillants, des pannes de système ou même des catastrophes naturelles peuvent entraîner la perte ou la corruption des données.
Un PRA prévoit des stratégies de sauvegarde régulières et des procédures de restauration documentées, pour que vos données restent disponibles même dans les scénarios les plus graves. Des solutions comme LockFiles permettent de stocker de façon chiffrée vos procédures et documents critiques dans un coffre-fort sécurisé accessible même quand votre SI principal est compromis.
Maintenir la confiance des clients et des parties prenantes
La capacité d'une entreprise à récupérer rapidement après une cyberattaque ou une autre forme de perturbation montre sa résilience et sa fiabilité. En démontrant que vous disposez d'un PRA efficace, votre organisation peut donc maintenir la confiance de vos clients, partenaires, investisseurs et autres parties prenantes.
En effet, une structure capable de démontrer sa préparation face aux crises est perçue comme plus stable et mature. Cette confiance est d’ailleurs stratégique, car elle influence la fidélité des clients et la réputation générale de l'entreprise sur le marché. Cette confiance a une valeur compétitive directe, notamment dans les appels d'offres B2B où la résilience est un critère d'évaluation.
Se conformer aux exigences réglementaires
RGPD, NIS2, ISO 27001 : dans de nombreux secteurs, la loi exige que les entreprises disposent de plans d'urgence pour la protection des données et la continuité des opérations.
Par exemple, dans le secteur des services financiers, des réglementations comme DORA et le GLBA (Gramm-Leach-Bliley Act) aux États-Unis imposent des standards de continuité et de protection des données clients. Un PRA documenté et testé est un élément de preuve lors de vos audits. Il réduit votre exposition aux sanctions et renforce votre posture de conformité.
Mais ce n’est pas tout : en respectant ces obligations, vous montrez également votre engagement envers les meilleures pratiques cyber et la sécurité de vos opérations, ce qui peut également être un atout compétitif.
Faciliter la prise de décision en situation de crise
Un PRA bien établi inclut la hiérarchisation des processus de reprise, l'allocation des ressources et la coordination des équipes, afin de garantir que toutes les actions nécessaires soient mises en œuvre rapidement et de manière organisée. Un PRA élimine donc l'improvisation, car il définit à l'avance qui fait quoi, dans quel ordre, avec quels outils, et qui contacter, ce qui accélère considérablement la prise de décision et la mise en œuvre des mesures de reprise.
Par exemple, lors d'une cyberattaque, le PRA indique quelles applications doivent être restaurées en priorité pour minimiser l'impact sur les opérations de l'entreprise. Il spécifie également les ressources à mobiliser, comme les équipes IT, les consultants en cybersécurité, et les équipements nécessaires pour contenir et résoudre l'incident.
Les bénéfices d'un plan de reprise d'activité sont réels.
Voici les 6 étapes pour en bâtir un PRA solide.
Comment mettre en place un plan de reprise d'activité ? 6 étapes
Mettre en place un Plan de Reprise d'Activité nécessite une démarche structurée et méthodique. Voici 6 étapes, pour élaborer un PRA robuste.
%20(1).png?width=713&height=401&name=Sch%C3%A9ma%20solutions%20compl%C3%A9mentaires%20Data%20room%20(7)%20(1).png)
1. Évaluation des risques et analyse d'impact sur l'activité (BIA)
Pour construire un PRA efficace, identifiez toutes les menaces susceptibles de perturber vos opérations : risques naturels (inondation, incendie), technologiques (cyberattaque, panne de serveur) et humains (erreur, acte malveillant). Appuyez-vous sur une analyse de risque cyber structurée pour évaluer la probabilité et la gravité de chaque menace.
Complétez ensuite cette analyse par un Business Impact Analysis (BIA) : pour chaque risque identifié, mesurez l'impact financier, opérationnel et réputationnel sur votre activité. Ce travail vous permet de hiérarchiser les processus critiques à reprendre en priorité.
2. Définition des objectifs de reprise
Pour chaque fonction critique identifiée au BIA, définissez un RTO (délai de reprise maximal) et un RPO (perte de données maximale tolérée). Ces objectifs guident toutes les décisions techniques et organisationnelles de votre plan. Par exemple, si une entreprise définit un RTO de 2 heures pour son système de gestion des commandes, cela signifie que ce système doit être rétabli dans les 2 heures suivant une panne, afin de limiter les perturbations des opérations commerciales.
3. Développement des stratégies de reprise
Choisissez les stratégies de reprise adaptées à vos objectifs RTO/RPO :
-
Sites de reprise distants selon le budget et l'urgence
-
Sauvegarde et reprise dans le cloud (flexibilité, scalabilité)
-
Systèmes redondants et réplication des données en temps réel
-
Coffre-fort sécurisé pour les documents et procédures critiques (ex. : LockFiles).
Évaluez chaque option au regard de votre exposition aux cyberattaques et de vos contraintes réglementaires (souveraineté des données, certification, etc.).
4. Mise en place de l'infrastructure de reprise
Déployez concrètement les équipements et logiciels nécessaires : serveurs de secours, équipements réseau, solutions de sauvegarde automatisée, environnements virtualisés répliqués. Chaque composant doit être documenté et testé individuellement avant d'intégrer le plan global.
5. Rédaction et documentation du plan
Une fois les infrastructures en place, il est préférable de documenter toutes les procédures de reprise dans un plan formel. Ce plan doit inclure :
- Les actions à entreprendre, dans l'ordre exact
- Les responsables identifiés (pas de rôle générique : nommez des personnes)
- Les moyens de communication de secours (si votre messagerie habituelle est hors service)
- Les contacts externes clés (CERT, ANSSI, prestataires, assureurs).
Par exemple, le plan peut spécifier que, en cas de panne du serveur principal, l'équipe IT doit activer le serveur de secours et informer toutes les parties prenantes via un système de messagerie d'urgence. Cette documentation doit donc être très claire, concise et facilement accessible à tous les membres de l'équipe concernés.
Ce document doit être stocké en dehors de votre SI principal (un SI compromis par un ransomware vous coupe également l'accès à vos procédures de reprise si elles ne sont pas externalisées). LockFiles est conçu précisément pour ce cas d'usage.
6. Tests et révisions périodiques
Saviez-vous que seules 22 % des entreprises affirment avoir confiance en leur Plan de Reprise d’Activité 4 ?
Organisez au minimum une fois par an :
- Des simulations de sinistre (scénario cyberattaque, panne datacenter)
- Des exercices de reprise à partir des sauvegardes
- Des revues de processus avec les équipes IT et métier doit rétablir les opérations à partir des sauvegardes cloud.
Mettez à jour le PRA après chaque test, pour refléter les changements dans l'environnement technologique et les opérations de l'entreprise, mais aussi l’évolution des cybermenaces.
PRA dans le cloud : bonne ou mauvaise idée ?
4 avantages du PRA cloud
L'un des principaux bénéfices réside dans la flexibilité offerte par le cloud. Contrairement aux infrastructures physiques, les solutions cloud permettent une adaptation rapide aux besoins changeants de l'entreprise, qu'il s'agisse de l'évolutivité des ressources ou de la capacité à répondre aux fluctuations de la demande.
En outre, le cloud permet une récupération rapide des données et des applications. En cas de sinistre, les entreprises peuvent restaurer leurs systèmes critiques sans dépendre d'infrastructures physiques internes, parfois endommagées ou inaccessibles lors d'une crise. Cette rapidité de récupération contribue à minimiser les temps d'arrêt et assurer la continuité des opérations.
Découvrez l’exemple du SIIM 94, qui grâce à son PRA dans le cloud à pu remédier en moins de 24h à la cyberattaque subie !
Les coûts de maintenance liés à un site de secours sont également réduits grâce à l'utilisation du cloud. La gestion et la maintenance des infrastructures de secours peuvent en effet être coûteuses et complexes ! En externalisant ces fonctions à un fournisseur de services cloud, les entreprises peuvent bénéficier d'une infrastructure hautement disponible, sans les coûts et les efforts associés à la gestion d'un site physique de secours.
Enfin, la gestion simplifiée est un autre avantage majeur du PRA dans le cloud. Il existe des outils intégrés dans le cloud pour la sauvegarde, la récupération et la gestion des données, permettant à la DSI de se concentrer sur des tâches plus stratégiques plutôt que sur la maintenance quotidienne des systèmes de secours. De plus, les mises à jour et les correctifs sont généralement gérés par le fournisseur, assurant que les systèmes soient toujours à jour et sécurisés.
3 limites à anticiper
Migrer son PRA dans le cloud comporte aussi des limites et des dangers qu'il convient de considérer. En effet, les données sensibles stockées dans le cloud sont potentiellement exposées à des risques de sécurité, notamment les cyberattaques. C’est pourquoi il est recommandé de s'assurer que le fournisseur de services cloud dispose de solides mesures de sécurité, voire même de garanties telle que la certification SecNumCloud recommandée en France, pour assurer la protection des données.
La dépendance envers le service cloud est un autre point critique à prendre en compte. Si le fournisseur rencontre des problèmes techniques, cela peut affecter la capacité de l'entreprise à récupérer ses données et à reprendre ses opérations. Il est donc important de choisir un fournisseur fiable et d'établir des accords de niveau de service (SLA) clairs pour minimiser ces risques.
PRA Cloud, pour qui ? Bien que les solutions cloud offrent des avantages en termes de coût et de flexibilité, elles peuvent ne pas convenir à toutes les entreprises, en particulier celles ayant des exigences en matière de conformité et de régulation.
En effet, certaines industries peuvent avoir des restrictions sur la localisation des données et des exigences de conformité qui doivent être soigneusement évaluées avant de migrer un PRA vers le cloud. Pour ces entreprises, il est essentiel d’opter pour des outils et des hébergements qualifiés SecNumCloud et souverains (solution française ou européenne hébergée sur le territoire).
Comment LockSelf renforce votre PRA informatique en cas de cyberattaque ?
LockSelf n'est pas un outil de détection ou de réponse à incident au sens d'un EDR ou d'un SIEM. Cependant, pendant une cyberattaque, ses trois modules deviennent des leviers de résilience opérationnelle immédiats pour le RSSI et la DSI :
-
LockPass : Accès aux comptes critiques (Break Glass)
Accédez à vos mots de passe et comptes d'urgence. Identifiez en amont les comptes qui, s'ils tombent, paralysent la reprise, et intégrez-les dans LockPass avec une gestion granulaire des droits (RBAC).
-
LockFiles : Coffre-fort de survie pour vos procédures
Centralisez vos documents de crise (PCA, PRA, contacts ANSSI, procédures de reprise) dans un espace chiffré accessible en toutes circonstances. C'est votre garantie de pouvoir suivre les procédures même quand votre SI principal est hors service.
-
LockTransfer : Échanges sécurisés pendant l'attaque
Continuez à partager des fichiers sensibles avec vos partenaires, prestataires et la direction, sur un canal sécurisé indépendant de votre messagerie d'entreprise. Identifiez ces contacts en amont dans votre annuaire LockTransfer.
La suite de solutions LockSelf est 100 % française, certifiée CSPN par l'ANSSI, avec chiffrement AES-256, disponible en cloud souverain ou On-Premises.
“Nous étions bien sécurisés, c’est ce qui nous a permis de tenir le coup, et en moins de 24h, nous avions rétabli l’intégralité de la production. Si nous n’avions pas eu LockSelf pendant l’attaque, cela aurait été cataclysmique.” Malik Himiche - RSSI - SIIM94.
À retenir - Points clés sur le PRA
- Un Plan de Reprise d'Activité (PRA) couvre l'ensemble des opérations de l'entreprise après un sinistre.
- Les entreprises avec un PRA éprouvé ont 60 % de chances de reprendre en moins de 24 heures après une cyberattaque, contre 12 % sans plan.
- RTO et RPO sont les deux indicateurs à définir par application critique.
- Un PRA n'est efficace que s'il est testé régulièrement : simulez au minimum un exercice par an en conditions réelles.
- Le PRA cloud offre flexibilité et rapidité, mais exige des garanties de sécurité solides. Privilégiez les solutions qualifiées SecNumCloud pour les données sensibles.
- Stockez vos procédures de reprise en dehors de votre SI principal : un coffre-fort sécurisé comme LockFiles garantit leur accessibilité même en cas d'attaque.
Sources :
1 : https://www.marshmclennan.com/
2 : https://commercial.allianz.com/news-and-insights/reports/cyber-risk-trends.html
4 : https://www.lemagit.fr/conseil/PRA-en-cloud-a-quoi-faut-il-sattendre
.png?width=2240&height=1260&name=Plan%20de%20Reprise%20d%E2%80%99Activit%C3%A9s%20(PRA).png)
%20(1).png?width=2000&height=2000&name=Visuel%20SIIM94%20article%20PRA%20(1)%20(1).png)