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Coffre-fort de mots de passe entreprise : le guide 2025

Coffre-fort de mots de passe • 26 novembre 2025

 

Les entreprises gèrent aujourd’hui des centaines, voire des milliers d’identifiants, exposant leurs systèmes à des cyberattaques ciblées. Phishing, attaques par force brute, vol d’identifiants via des ransomwares : sans une gestion rigoureuse, les accès aux ressources sensibles deviennent une vulnérabilité majeure. Face à ce constat, le coffre-fort de mots de passe entreprise apparaît comme une solution ultra-sécurisée pour gérer efficacement les secrets. Entre stockage chiffré, accès contrôlés, gestion centralisée et conformité aux exigences réglementaire, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le coffre-fort de mots de passe entreprise pour renforcer la protection des accès en 2025.

Coffre-fort de mots  de passe _ guide 2025

Sécuriser les mots de passe en entreprise : pourquoi c'est indispensable

 

Les mots de passe protègent les données sensibles

 

En entreprise, les mots de passe constituent très souvent la première ligne de défense contre les cyberattaques. Ils protègent des informations critiques comme les données financières, les ressources humaines, la propriété intellectuelle et les fichiers clients.

C’est pourquoi les cyberattaquants exploitent de nombreuses techniques pour récupérer ces informations, allant du phishing aux attaques par force brute. Or lorsqu’un mot de passe est compromis, les conséquences peuvent être dramatiques : espionnage industriel, perte de données stratégiques, atteinte à la réputation, sanctions juridiques… Et le risque ne s’arrête pas là : si ces identifiants sont réutilisés sur plusieurs systèmes, une seule fuite peut déclencher un effet domino, ouvrant la porte à des intrusions en cascade.

 

Les réglementations en matière de gestion des mots de passe

 

Les entreprises sont soumises à des normes de plus en plus strictes en matière de protection des accès et de gestion des mots de passe. Le RGPD impose une sécurisation des données personnelles, tandis que des réglementations spécifiques comme NIS2 et DORA ciblent la cybersécurité des secteurs critiques et financiers. L’ISO 27001, de son côté, établit des recommandations sur la gestion des accès informatique et des mots de passe dans un cadre de gouvernance informatique.

Le non-respect de ces obligations peut exposer une entreprise à des amendes, des poursuites judiciaires ou une perte de confiance des partenaires et clients. Du côté des solutions dédiées, un coffre-fort de mots de passe permet de répondre à ces exigences en offrant une gestion centralisée des accès, une traçabilité des connexions et l’application du principe du moindre privilège.

 

 

Les défis liés à la gestion des mots de passe en entreprise

 

L'explosion du nombre de comptes et d'applications

 

Les entreprises doivent gérer une multitude de comptes et d’applications, en particulier avec la généralisation des services SaaS. Un collaborateur utilise en moyenne plusieurs dizaines de comptes professionnels, ce qui pose un problème de sécurité lorsqu’ils ne sont pas correctement gérés.

Par exemple, lorsque les mots de passe ne sont pas centralisés, les utilisateurs ont tendance à adopter des pratiques risquées, comme noter leurs identifiants dans un fichier non sécurisé ou utiliser des mots de passe identiques sur plusieurs services. Ce phénomène accroît les risques d’intrusion et complique la gestion des accès et des identités pour les équipes informatiques.

 

Des exigences de sécurité de plus en plus strictes

 

Les politiques de sécurité et les recommandations de l’ANSSI sur les mots de passe imposent désormais l’utilisation de secrets complexes : longueur minimale, inclusion de caractères spéciaux, absence de réutilisation… Si ces exigences améliorent la robustesse des identifiants, elles peuvent néanmoins devenir contraignantes pour les utilisateurs. En effet, si un système est trop rigide ou difficile à adopter, les collaborateurs cherchent souvent des moyens de contournement, comme utiliser des variantes simplifiées d’un même mot de passe ou stocker leurs identifiants de manière non sécurisée.

Un autre enjeu majeur réside dans la gestion des accès temporaires. Les entreprises collaborent régulièrement avec des prestataires externes qui nécessitent des droits d’accès limités dans le temps. Sans un suivi précis et une traçabilité des connexions, ces accès peuvent devenir des failles de sécurité persistantes.

 

Le facteur humain maillon faible de la sécurité des mots de passe

 

La faille la plus répandue en matière de cybersécurité est l’erreur humaine. En effet et malgré les recommandations, de nombreux employés continuent d’utiliser des mots de passe faibles ou de les partager sans précaution. La sensibilisation aux cybermenaces, comme le phishing et l’ingénierie sociale, est encore trop souvent négligée.

Par exemple, si un collaborateur reçoit un mail frauduleux imitant une demande légitime de réinitialisation de mot de passe, il peut involontairement transmettre ses identifiants à un cyberattaquant. Sans une formation continue et des outils de sécurité adaptés, ces comportements mettent en péril l’ensemble du système d’information.

 

 

Quelles sont les mauvaises pratiques qui compromettent la sécurité des mots de passe ?

 

Stocker les mots de passe sans mesures de sécurité

 

Beaucoup trop d’entreprises laissent encore leurs collaborateurs gérer leurs mots de passe de manière non sécurisée. L’une des pires pratiques est probablement l’enregistrement des mots de passe dans le navigateur, ce qui expose ces identifiants en cas d’attaque ciblée sur l’ordinateur ou d’exploitation d’une faille du navigateur.

D’autres méthodes, comme les post-it collés sur un bureau ou les fichiers Excel non protégés, constituent des failles de sécurité évidentes. Un simple accès physique à un poste de travail ou une fuite interne peut compromettre l’ensemble des identifiants stockés.

 

Utiliser des mots de passe faibles ou identiques sur plusieurs services

 

Un mot de passe trop simple est une porte ouverte aux cyberattaques. Les attaquants utilisent des outils automatisés pour tester des combinaisons courantes, une technique connue sous le nom d’attaque par dictionnaire. Lorsqu’un secret est court ou peu complexe, il peut être craqué en quelques minutes. C’est pourquoi, l’ANSSI et la CNIL recommandent désormais de miser sur un fort niveau d’entropie pour les mots de passe1 ! 

Par ailleurs, une faille de sécurité sur un service peut conduire à une compromission en cascade si les mêmes identifiants sont employés ailleurs. C’est ainsi que des attaques de credential stuffing parviennent à pénétrer des comptes sans effort, en testant automatiquement des milliers d’identifiants issus de fuites précédentes.

 

Partager des mots de passe de manière non sécurisée

 

Les accès partagés entre plusieurs collaborateurs posent un problème majeur de sécurité. Lorsqu’un service est accessible via un mot de passe unique connu de plusieurs employés, il devient impossible d’assurer une traçabilité des actions effectuées.

La transmission des identifiants par mail ou messagerie instantanée expose également les mots de passe à des risques d’interception, via des cyberattaques de type man-in-the-middle par exemple. Une fois qu’un mot de passe circule sans chiffrement, il peut être récupéré et exploité par des tiers malveillants sans que l’entreprise ne s’en aperçoive immédiatement.

 

Le danger des comptes fantômes

 

Lorsqu’un collaborateur quitte l’entreprise ou qu’un prestataire externe termine sa mission, ses accès doivent être désactivés immédiatement. Pourtant, dans de nombreuses organisations, ces comptes restent actifs bien après le départ des utilisateurs, formant ce que l’on appelle des "comptes fantômes".

Ces accès oubliés sont une cible privilégiée pour les cybercriminels. Un attaquant qui parvient à exploiter un compte inactif peut s’infiltrer dans le système sans éveiller de soupçons. Ici aussi, un coffre-fort de mots de passe peut s’avérer particulièrement utile : ce type d’outils permet d’automatiser la désactivation des comptes obsolètes en les synchronisant avec un annuaire d’entreprise comme Active Directory.

 

 

3 cyberattaques courantes ciblant spécifiquement les mots de passe

 

1. Le phishing

 

Le phishing (ou hameçonnage) est l’une des attaques les plus répandues pour voler des mots de passe. Preuve en est, 74 % des compromissions de données en 2023 impliquaient un facteur humain, avec le phishing en première ligne2. Exploitant l’ingénierie sociale, cette technique repose sur la manipulation des utilisateurs afin de les inciter à révéler leurs identifiants sans s’en rendre compte. 

Les cybercriminels envoient généralement des mails frauduleux imitant des services de confiance, comme des messageries professionnelles, des plateformes cloud ou des banques. Ces messages contiennent souvent un lien renvoyant vers une fausse page de connexion reproduisant fidèlement l’interface légitime. Une fois les informations saisies, elles sont immédiatement récupérées par les hackers, qui peuvent ensuite accéder aux comptes ciblés et potentiellement compromettre l’ensemble du système d’information.

Mais le phishing ne se limite pas aux mails : il se décline également sous forme de SMS (smishing), ou d’appels téléphoniques (vishing). 

Certaines attaques sont particulièrement sophistiquées, utilisant des domaines très proches de ceux des entreprises légitimes, voire des proxys inversés capturant les sessions d’authentification en temps réel. En cas de tentative de phishing réussie, l’impact sur les entreprises peut être considérable : vol de données sensibles, accès non autorisé aux infrastructures et, dans certains cas, déploiement de logiciels malveillants facilitant une intrusion plus profonde.

 

2. Les attaques par brute force et credential stuffing

 

Les attaques par force brute et credential stuffing exploitent la faiblesse des mots de passe pour forcer l’accès aux comptes. Une attaque par force brute consiste à tester systématiquement des milliers, voire des millions de combinaisons de mots de passe jusqu’à trouver la bonne. Avec la puissance des cartes graphiques modernes et des clusters de machines virtuelles, un mot de passe simple peut alors être craqué en quelques minutes. Les cybercriminels s’appuient aussi sur des attaques par dictionnaire, qui exploitent des listes de mots de passe couramment utilisés, rendant obsolètes les mots de passe faibles ou trop prévisibles.

 

Le credential stuffing repose sur une autre approche : plutôt que de tester aléatoirement des combinaisons, les hackers utilisent des bases de données d’identifiants volés lors de fuites de données, et disponibles sur le darknet. Comme de nombreux utilisateurs réutilisent leurs mots de passe sur plusieurs services, un identifiant compromis sur une plateforme peut potentiellement ouvrir l’accès à d’autres comptes.

 

3. Ransomware et vol d'identifiants : un danger grandissant

 

Les ransomwares ne se contentent plus de chiffrer les données d’une entreprise contre une rançon : certains d’entre eux sont désormais conçus pour voler des identifiants avant de déclencher l’attaque. Cette approche permet aux cybercriminels d’accéder à des comptes privilégiés et d’étendre leur emprise sur le système avant d’activer le chiffrement des fichiers. Une fois en possession des identifiants, ils peuvent désactiver les sauvegardes, contourner les protections et maximiser l’impact de l’attaque.

Par exemple, lors de la cyberattaque contre Snowflake en 2024, des identifiants volés ont permis une intrusion massive dans les systèmes de l’entreprise. Snowflake est un hébergeur de données dans le cloud, utilisé par de nombreuses sociétés. Son modèle repose sur une infrastructure cloud sécurisée, mais la compromission d’identifiants a suffi à contourner ses protections.

L'attaque, qui aurait débuté au moins en avril 2024, a ciblé environ 165 clients de Snowflake3. Les cybercriminels ont exploité des identifiants de comptes compromis pour accéder aux environnements cloud de leurs victimes, sans recourir au phishing ou à l’exploitation d’une vulnérabilité logicielle. L’absence de MFA sur certains comptes a facilité leur progression, leur permettant de récupérer des données sensibles stockées sur la plateforme. Une fois infiltrés, les attaquants ont pu exfiltrer de grandes quantités d’informations avant de déployer des ransomwares dans certains cas, maximisant ainsi l’impact de l’attaque. 

 

 

Comment sécuriser les mots de passe en entreprise ?

 

Mettre en place un SSO (Single Sign-On)

 

Le Single Sign-On (SSO) permet aux utilisateurs de s’authentifier une seule fois pour accéder à plusieurs services sans avoir à saisir de nouveaux identifiants. Cette approche réduit considérablement le nombre de mots de passe à gérer, ce qui diminue les risques d’oubli et de réutilisation d’identifiants faibles. De plus, le SSO améliore l’expérience utilisateur en simplifiant l’accès aux applications professionnelles et en réduisant les interruptions liées aux authentifications répétées.

Toutefois, le SSO ne couvre pas toujours l’ensemble des applications utilisées en entreprise. Certains services non compatibles nécessitent encore des identifiants distincts, ce qui peut engendrer des failles si ces accès ne sont pas gérés correctement. Pour pallier cette limite, il est recommandé de compléter le SSO avec un gestionnaire de mots de passe d’entreprise, qui permet de stocker et de partager en toute sécurité les identifiants des applications non prises en charge.

 

Définir des politiques de mots de passe robustes

 

L’une des mesures fondamentales pour renforcer la sécurité des mots de passe consiste à imposer des règles strictes en matière de longueur et de complexité. Un mot de passe doit être suffisamment long et diversifié pour empêcher une attaque par force brute. L’entropie d’un mot de passe, c’est-à-dire son degré d’imprévisibilité, est un facteur qui détermine sa robustesse face aux attaques automatisées. Comme évoqué rapidement plus haut, une politique de mots de passe efficace repose donc sur des exigences claires : au moins 12 à 16 caractères, intégration de lettres majuscules et minuscules, chiffres et caractères spéciaux, voire l’utilisation de phrases de passe

Toutefois, ces exigences doivent être adaptées en fonction de la criticité des accès. Un mot de passe de 12 caractères peut être suffisant pour des comptes utilisateurs standards, mais les comptes administrateurs et les accès aux ressources sensibles doivent faire l’objet de règles renforcées. Il est recommandé d’imposer au minimum 16 caractères pour ces comptes critiques, en y ajoutant des mesures complémentaires comme la MFA.

Le stockage sécurisé des mots de passe est également un point critique, dans un contexte professionnel. Il est impératif que les entreprises adoptent des méthodes de chiffrement des mots de passe, afin de rendre les secrets illisibles même en cas de compromission de la base de données. Une sensibilisation des collaborateurs est ici aussi nécessaire pour éviter des pratiques risquées, comme le stockage des identifiants dans des fichiers texte ou des notes non protégées.

Cependant, appliquer ces règles de manière cohérente dans l’entreprise peut être complexe sans un outil adapté. Le gestionnaire de mots de passe LockPass permet d’automatiser et d’imposer ces exigences sans dépendre uniquement de la discipline des utilisateurs. Grâce à sa gestion centralisée des accès, il garantit que chaque collaborateur utilise des mots de passe conformes aux politiques de sécurité définies par l’entreprise. LockPass intègre également un générateur de mots de passe robustes, évitant ainsi l’utilisation de secrets faibles ou réutilisés. En l’adoptant dans leur stratégie de cybersécurité, les entreprises s’assurent que les bonnes pratiques en matière de mots de passe ne reposent pas uniquement sur la sensibilisation des collaborateurs, mais aussi sur des mécanismes techniques solides qui renforcent la sécurité globale du système d’information.

 

 

Nous avons fait évoluer notre politique de gestion des mots de passe en s’appuyant sur les recommandations de l’ANSSI en 2021, basées sur trois niveaux de droits :
  • Pour les accès standards, des mots de passe de 12 caractères minimum.
  • Pour les accès privilégiés, des mots de passe de 16 caractères minimum.
  • Pour les comptes de services (partagés), des mots de passe de plus de 20 caractères. 

L’avantage avec LockPass, c’est de pouvoir paramétrer ces politiques directement dans l’outil, obligeant les utilisateurs concernés à utiliser des mots de passe qui correspondent à la politique en place.

Grâce à LockPass ils ont l’outil à disposition pour générer des mots de passe robustes très facilement."

 

Emmanuel Meyer
RSSI - Sogetrel

 

 

 

Déployer l'authentification multifacteurs

 

L’authentification multifacteurs (MFA) ajoute une couche de protection supplémentaire en exigeant un second facteur d’identification en plus du mot de passe. Cette approche réduit considérablement les risques de compromission, car un attaquant ayant récupéré un mot de passe ne pourra pas accéder au compte sans le second facteur, qui peut prendre plusieurs formes : application d’authentification, clef physique de sécurité, biométrie…

Le choix des méthodes MFA doit être adapté aux usages de l’entreprise. Une application mobile d’authentification est souvent privilégiée pour son équilibre entre sécurité et ergonomie, la CNIL déconseillant formellement second facteur SMS4.

Par ailleurs, l’intégration de la MFA avec un gestionnaire de mots de passe et un SSO permet d’élever la sécurité globale à un niveau supérieur, tout en simplifiant l’expérience utilisateur !

 

Sensibiliser les collaborateurs à la gestion des mots de passe

 

La technologie seule ne suffit pas à sécuriser les accès : une bonne hygiène numérique passe aussi par la formation des collaborateurs. Il est primordial de sensibiliser les équipes aux risques liés aux mots de passe faibles et à la réutilisation d’identifiants sur plusieurs services. Une communication claire sur les bonnes pratiques, comme l’utilisation de mots de passe uniques et complexes, contribue à renforcer la sécurité collective.

Des sessions de formation régulières permettent d’insister sur ces points et de mettre en place une culture de cybersécurité au sein de l’entreprise. Organiser des campagnes de phishing simulées permet également d’identifier les failles et d’évaluer le niveau de vigilance des équipes. Par ailleurs, le partage sécurisé des mots de passe doit être encadré, que ce soit à l’interne ou à l’externe : Il convient d’éviter l’envoi par mail et de privilégier des gestionnaires dédiés, qui permettent de limiter les risques d’exposition accidentelle des identifiants.

 

 

Le coffre-fort de mots de passe : l'outil idéal pour sécuriser la gestion des accès informatique

 

Un outil central pour sécuriser et gérer les accès

 

Un coffre-fort de mots de passe dédié aux entreprises comme LockPass constitue une solution robuste pour centraliser la gestion des identifiants. En consolidant l'ensemble des mots de passe dans un seul et même espace sécurisé, il permet une gestion fine des accès pour chaque utilisateur. Cela simplifie considérablement le contrôle des accès, réduisant les risques liés à des erreurs humaines ou à une gestion dispersée des mots de passe.

Le principe du moindre privilège est également appliqué au sein de ce type de coffre-fort, assurant que chaque collaborateur dispose uniquement des droits nécessaires à l’exercice de ses fonctions. Cette approche réduit les possibilités d’abus ou de tentatives d’accès non autorisées, en garantissant que les utilisateurs n’ont accès qu’aux ressources pertinentes à leur rôle.

Sur le plan de la conformité réglementaire, l’utilisation d’un coffre-fort de mots de passe aide les entreprises à répondre aux exigences des normes comme NIS2, RGPD et ISO 27001, en garantissant la sécurité des données sensibles et la gestion des accès de manière contrôlée et traçable.

De plus et comme vu précédemment, l’intégration d’un gestionnaire de mots de passe avec des systèmes SSO permet de renforcer la traçabilité des accès et de gérer efficacement les applications non couvertes par le Single-Sign-On. Cela offre une visibilité complète sur les accès aux ressources et optimise la gestion de l’identité numérique au sein de l’entreprise.

 

Pourquoi utiliser un coffre-fort centralisé de mots de passe plutôt que KeePass ?

 

KeePass est un outil populaire pour la gestion des mots de passe, mais il présente des limites majeures lorsqu’il s’agit de l’application dans une entreprise en pleine croissance. Tout d'abord, il ne permet pas de synchronisation en temps réel des mots de passe entre plusieurs utilisateurs, ce qui peut créer des problèmes de cohérence et de gestion des accès à l’échelle d'une organisation. De plus, sa gestion des rôles est limitée et ne permet pas une administration fine des droits d'accès.

En revanche, un gestionnaire de mots de passe d’entreprise comme LockPass offre une gestion centralisée, permettant de contrôler l’ensemble des identifiants et de faciliter leur répartition en fonction des rôles et des responsabilités de chaque utilisateur. En outre, ces gestionnaires sont conçus pour répondre aux exigences de conformité, garantissant que les pratiques de sécurité des mots de passe respectent les normes et règlementations en vigueur.

 

Une réduction des coûts de support informatique

 

L’utilisation d’un coffre-fort de mots de passe permet aussi de réduire les coûts liés au support informatique. En centralisant les mots de passe et en automatisant certains processus, les entreprises réduisent considérablement les tickets de support générés par la perte ou l’oubli des mots de passe. Cela allège la charge de travail des équipes de Helpdesk, qui peuvent ainsi se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

 

La traçabilité au service de la sécurité

 

Les coffres-forts de mots de passe sont également populaires pour la traçabilité qu’ils impliquent. Grâce à une vision détaillée des mots de passe faibles et forts, les responsables sécurité peuvent facilement identifier les améliorations à apporter. Les logs détaillés permettent également de suivre les connexions, l’utilisation et la modification de chaque mot de passe, offrant ainsi une transparence complète sur les actions réalisées par les collaborateurs.

Cette visibilité est particulièrement utile pour les équipes cybersécurité qui peuvent ainsi démontrer des progrès concrets. Par exemple, avec un coffre-fort de mots de passe, une entreprise peut constater une amélioration de la sécurité de ses mots de passe, avec un passage du pourcentage de mots de passe forts de 50 % à 80 % en trois mois.

Enfin, la traçabilité rend les audits d’accès plus simples et plus rapides, facilitant ainsi les vérifications de conformité et réduisant le temps nécessaire pour fournir des preuves lors de contrôles internes ou externes.

 

Les avantages d'un gestionnaire de mots de passe pour les collaborateurs

 

Allier sécurité et simplicité d'utilisation

 

L’ergonomie est un critère déterminant pour faciliter l’adoption d’un coffre-fort de mots de passe par les équipes. Un gestionnaire bien conçu comme LockPass doit proposer une interface intuitive, garantissant une prise en main rapide par les utilisateurs. Des fonctionnalités facilitatrices, comme l’auto-complétion des identifiants sur les navigateurs permettent d’intégrer l’outil dans le quotidien des collaborateurs.

En matière de sécurité, les utilisateurs n’ont plus à retenir des mots de passe complexes, puisque le gestionnaire génère et stocke des mots de passe robustes. Cela élimine le risque de réutilisation de mots de passe faibles ou d’erreurs humaines, renforçant ainsi la sécurité de l’ensemble de l’entreprise.

 

Un gain de temps pour l'entreprise et la DSI

 

La centralisation des mots de passe au sein d’un coffre-fort numérique permet de gagner un temps précieux en éliminant la nécessité de rechercher ou réinitialiser manuellement des identifiants. Cette approche simplifie également la surveillance des accès pour les équipes IT, qui peuvent ainsi se concentrer davantage sur des tâches stratégiques telles que l’analyse proactive des menaces, la mise en place de nouvelles protections ou l'optimisation des politiques de sécurité. En réduisant les interventions manuelles liées à la gestion des mots de passe, l’entreprise renforce son efficacité opérationnelle et permet à ses équipes techniques de se focaliser sur des priorités à plus forte valeur ajoutée.

 

Faciliter l'onboarding et l'offboarding des collaborateurs

 

Les processus d’onboarding et d’offboarding des collaborateurs sont grandement simplifiés grâce à l’utilisation d’un coffre-fort de mots de passe. L’attribution des accès nécessaires à un nouvel employé peut être réalisée instantanément, garantissant qu’il dispose des privilèges appropriés dès son premier jour. Cette automatisation permet de fluidifier l’intégration des nouveaux arrivants et de réduire les délais de mise en place des accès. 

De la même manière, en cas de départ, l’accès du collaborateur sortant peut être révoqué immédiatement, minimisant ainsi les risques liés à une exploitation malveillante ou à un compte fantôme. 

 

 

Gestion des mots de passe et gestion des accès : quelles différences

 

Identity and Access Management (IAM) : piloter les identités et leurs accès

 

Le principe de gestion des accès et des identités (IAM) implique d’attribuer et de révoquer les droits d’accès aux ressources de l’entreprise en fonction des rôles et responsabilités des utilisateurs. L’IAM a pour but de centraliser la gestion des identités numériques des collaborateurs, partenaires et prestataires externes.

 

Les outils IAM reposent sur le principe du moindre privilège, en attribuant uniquement les accès nécessaires à chaque utilisateur selon son périmètre d’action. Cette segmentation des droits limite le risque d’exposition des données sensibles.

Du côté des fonctionnalités, l’IAM permet notamment d’automatiser les processus d’onboarding et d’offboarding en attribuant immédiatement aux nouveaux employés les accès nécessaires à leur poste, puis en les révoquant dès leur départ pour éviter tout risque d’accès non autorisé. 

 

Pour réduire la dépendance aux mots de passe et renforcer la sécurité des connexions, les solutions IAM s’intègrent généralement avec des solutions Single Sign-On (SSO) et d’authentification multifacteurs (MFA).

Toutefois, l’IAM présente certaines limites. Les outils IAM ne couvrent pas toujours la gestion des comptes administrateurs ni la protection des mots de passe sensibles. L’IAM fonctionne principalement sur la base de politiques d’accès et du SSO, sans prise en charge directe du stockage des identifiants ni de leur partage sécurisé..

 

 

Identity and Access Management (IAM) : piloter les identités et leurs accès

 

Le principe de gestion des accès et des identités (IAM) implique d’attribuer et de révoquer les droits d’accès aux ressources de l’entreprise en fonction des rôles et responsabilités des utilisateurs. L’IAM a pour but de centraliser la gestion des identités numériques des collaborateurs, partenaires et prestataires externes.

 

Les outils IAM reposent sur le principe du moindre privilège, en attribuant uniquement les accès nécessaires à chaque utilisateur selon son périmètre d’action. Cette segmentation des droits limite le risque d’exposition des données sensibles.

Du côté des fonctionnalités, l’IAM permet notamment d’automatiser les processus d’onboarding et d’offboarding en attribuant immédiatement aux nouveaux employés les accès nécessaires à leur poste, puis en les révoquant dès leur départ pour éviter tout risque d’accès non autorisé. 

 

Pour réduire la dépendance aux mots de passe et renforcer la sécurité des connexions, les solutions IAM s’intègrent généralement avec des solutions Single Sign-On (SSO) et d’authentification multifacteurs (MFA).

Toutefois, l’IAM présente certaines limites. Les outils IAM ne couvrent pas toujours la gestion des comptes administrateurs ni la protection des mots de passe sensibles. L’IAM fonctionne principalement sur la base de politiques d’accès et du SSO, sans prise en charge directe du stockage des identifiants ni de leur partage sécurisé.

 

Privileged Access Management (PAM) : gestion des accès à privilèges

 

Le PAM se concentre sur la protection des comptes à privilèges, tels que les administrateurs système, les responsables des bases de données ou encore les accès aux infrastructures cloud. Lorsqu’un de ces comptes sensibles est compromis, un attaquant peut obtenir des droits élevés et accéder à des ressources critiques, pouvant étendre la cyberattaque.

Pour limiter ce risque, le PAM applique des contrôles stricts à l’utilisation des comptes sensibles. Une validation spécifique peut être exigée avant chaque connexion à un serveur critique ou à une base de données stratégique. L’émission de mots de passe à usage unique renforce également la sécurité en évitant la réutilisation d’identifiants statiques.

En parallèle, toutes les connexions effectuées avec des comptes privilégiés sont enregistrées et auditées. Cette traçabilité facilite la détection des comportements anormaux et accélère la réponse en cas de tentative d’intrusion.

Cependant, le PAM se limite aux comptes à privilèges et ne prend pas en charge la gestion des identifiants standards des collaborateurs ni des mots de passe utilisés pour les services tiers ou les applications SaaS. Un coffre-fort de mots de passe vient alors en complément, en assurant un stockage sécurisé et un partage contrôlé des identifiants critiques.

 

IAM, PAM et gestion des mots de passe : trois approches complémentaires

 

Vous l’aurez compris, la sécurisation des accès en entreprise repose sur plusieurs solutions complémentaires, chacune répondant à des enjeux spécifiques. L’Identity and Access Management définit qui peut accéder à quoi en fonction du rôle et des responsabilités de chaque utilisateur. Le Privileged Access Management se concentre sur la protection des comptes les plus sensibles, notamment ceux des administrateurs système. Enfin, la gestion des secrets via un coffre-fort de mots de passe permet de sécuriser le stockage et le partage des identifiants, qu’ils soient standards ou à privilèges.

Aucune de ces solutions ne peut, à elle seule, couvrir l’ensemble des besoins en gestion des accès. Un IAM gère les identités et leurs droits d’accès, mais repose essentiellement sur le SSO et les politiques de contrôle, sans fournir de protection spécifique pour les identifiants eux-mêmes. Un PAM sécurise les comptes à privilèges, mais ne prend pas en charge les identifiants classiques des collaborateurs. Un coffre-fort de mots de passe vient combler ces lacunes en assurant un stockage chiffré et un partage sécurisé des identifiants.

L’association de ces solutions permet de renforcer la cybersécurité tout en facilitant la gestion des accès :

  • IAM + PAM : cette combinaison garantit un contrôle strict des accès et des droits, mais repose sur l’intégration du SSO et des politiques de droits, ce qui peut poser problème pour les applications ou services non compatibles avec ces mécanismes.

  • IAM + coffre-fort de mots de passe : cette approche simplifie la gestion des accès en entreprise, tout en offrant une protection renforcée des identifiants grâce au chiffrement et aux mécanismes de gestion centralisée.

  • PAM + coffre-fort de mots de passe : en associant ces deux solutions, il devient possible de sécuriser les comptes à privilèges tout en garantissant un stockage et un partage contrôlé des identifiants critiques.

 

Sources : 

1 https://www.cnil.fr/fr/mots-de-passe-une-nouvelle-recommandation-pour-maitriser-sa-securite

2 https://www.verizon.com/business/resources/reports/2023-data-breach-investigations-report-dbir.pdf

3 https://siecledigital.fr/2024/06/12/lampleur-du-vol-de-donnees-de-clients-de-snowflake-commence-a-se-dessiner/

4 https://www.cnil.fr/sites/cnil/files/2024-03/projet_de_recommandation_authentification_multifacteur.pdf

 


 

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